LE STRESS CHRONIQUE, UN SIMPLE DEREGLEMENT HORMONAL ?

Le stress a des mécanismes neurologiques très spécifiques. Réaction physiologique permettant la survie de l’être humain face à des situations de danger, il est aujourd’hui connoté négativement car on l’a observé au cœur de nombreuses maladies (troubles gastro-intestinaux, complications cardiovasculaires, maladies de la peau, fragilisation de l’immunité…).

Naturellement, l’organisme se met en alerte face à un danger et active les systèmes nerveux et endocriniens : un pic d’adrénaline produit un signal prévenant le corps d’une situation à risque, lui permettant de réagir. Le magnésium aussi s’élève légèrement : en plus d’être anti-inflammatoire et antioxydant, ce minéral est un puissant régulateur cardiaque, musculaire et nerveux (impliqué dans plus de 300 mécanismes métaboliques).  Rapidement, le corps s’adapte et revient à un état stable : la réponse adrénergique a été efficace et un rétrocontrôle éteint le signal pour que l’organisme retourne à la normale.

Alors, que se passe-t-il pour qu’un stress devienne chronique ? Et puis, est-il possible, une fois que l’on connaît les mécanismes hormonaux de cette chronicité, d’agir dessus ?

Lors d’un distress, l’organisme s’adapte mal, la réponse adrénergique perdure (il n’y a pas de rétrocontrôle) et une phase de résistance puis une phase d’épuisement apparaissent.

Donc, premièrement, le système d’alarme est faussé. La perte de magnésium est plus importante et on remarque un déficit en zinc. Il y a aussi la balance adrénaline/noradrénaline qui est affectée et qui va amener la phase de résistance. Il est possible d’agir à ce moment avec la prise de magnésium et de zinc. Il est aussi important d’agir sur le GABA, ou acide gamma aminobutyrique, neurotransmetteur de la détente et de la relaxation qui est antagoniste de la noradrénaline (avec de la passiflore ou de la valériane par exemple).

Ensuite vient la phase de résistance : la production de cortisol augmente rapidement, la mélatonine et la dopamine diminuent alors que la sérotonine fluctue fortement. C’est durant cette phase qu’apparaissent les « burn-in », état de présentéisme excessif où l’on va intensifier son activité et s’épuiser sans l’admettre, état qui conduira directement au tristement célèbre « burn-out ». Pour éviter que cette phase évolue, il est intéressant de redresser les taux de dopamine et de sérotonine (à l’aide de plantes telles que le safran) et d’agir sur le cortisol qui maintient l’état de stress.

Cependant, si le cercle vicieux du stress n’a pas été stoppé à ce niveau, l’organise entre en phase d’épuisement et s’installe dans la chronicité. Les surrénales finissent par s’effondrer, le cortisol et la DHEA chutent brutalement : ce déséquilibre entre ces deux hormones stéroïdiennes affecte l’immunité, la métabolisation des macromolécules (lipides, protéines et glucides), le fonctionnement des organes endocriniens (thyroïdes, pancréas, ovaires), la détoxification de l’organisme, la mémoire et la santé osseuse. En parallèle, une chronodirusption va apparaître : la personne souffrant d’un burn-out verra ses cycles circadiens complètement perturbés (le sommeil, les sécrétions hormonales ou les fonctions digestives seront troublés par exemple). Un tel état est difficilement supportable et, sur le long terme, va accueillir d’autres problématiques (immunodéficience, hyperperméabilité intestinale, troubles cardiovasculaires, troubles cognitifs…). Il est donc primordial de sérieusement le considérer et de redresser la situation en contrant les mécanismes qui se mettent en place et en stimulant à nouveau l’organisme et l’immunité (les plantes, la nutrition ainsi que de nombreuses techniques thérapeutiques seront alors des outils précieux).



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