MyBebooda – Dr Ludovic Rondini https://drludovicrondini.bebooda.fr Réseau Mybebooda Sat, 27 Jan 2018 19:58:02 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.3.18 LA GLUTAMINE, VERITABLE SOUTIEN POUR NOS INTESTINS https://drludovicrondini.bebooda.fr/glutamine-veritable-soutien-nos-intestins/ https://drludovicrondini.bebooda.fr/glutamine-veritable-soutien-nos-intestins/#respond Sat, 27 Jan 2018 19:58:02 +0000 http://drludovicrondini.mybebooda.fr/glutamine-veritable-soutien-nos-intestins/ L’intestin est aujourd’hui placé au cœur de la santé. Parmi les problèmes majeurs le concernant, il y a son hyperperméabilité qui ouvre la porte à l’inflammation, à l’encrassement de l’organisme et à de nombreuses pathologies dont les origines seraient intestinales : l’autisme, l’arthrite, le diabète insulinodépendant et l’obésité. Cependant, l’Homme est loin d’être impuissant face au […]

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L’intestin est aujourd’hui placé au cœur de la santé. Parmi les problèmes majeurs le concernant, il y a son hyperperméabilité qui ouvre la porte à l’inflammation, à l’encrassement de l’organisme et à de nombreuses pathologies dont les origines seraient intestinales : l’autisme, l’arthrite, le diabète insulinodépendant et l’obésité.

Cependant, l’Homme est loin d’être impuissant face au problème et possède de nombreux outils lui permettant d’agir. Il y a plusieurs fronts sur lesquels il faut jouer pour prévenir ou contrer une hyperperméabilité intestinale et aider la cicatrisation de l’intestin :

  • régénérer les entérocytes,
  • lutter contre l’inflammation,
  • rééquilibrer le microbiote intestinal
  • stimuler l’organisme et ses défenses.

Pour chacun de ses fronts, il existe des nutriments efficaces : oméga 3, le Curcuma (Curcuma longa) et le Boswellia (Boswellia serrata) permettront de limiter le terrain inflammatoire, tant au niveau systémique qu’au niveau de l’intestin. Les antioxydants tels que les polyphénols et l’acidesalpha-lipoïque amélioreront la résistance de l’organisme face aux radicaux libres et aux métaux lourds.

Toutes ces molécules méritent une étude méticuleuse, chacune ayant une efficacité qui requiert une certaine maîtrise des éléments et une précaution afin d’impacter justement le corps. Aujourd’hui, nous nous pencherons sur la L-Glutamine (ou Glutamine), grande amie de nos intestins.

De manière générale, ses fonctions physiologiques sont considérables : elle est le précurseur du GABA (neurotransmetteur), de l’ammoniogenèse rénale (biosynthèse de l’ammoniac par les cellules rénales), de la synthèse de la glucosamine (constituant du cartilage) et du glutathion (antioxydant endogène), elle stimule la synthèse musculaire et celle du glycogène, elle fournit et distribue de l’azote (corps gazeux fondamental à la formation des protéines et donc à la matière vivante), elle maintient l’équilibre acido-basique de l’organisme. Elle est largement utilisée chez les sportifs pour optimiser la récupération après l’exercice, le gain de masse, la perte de poids et la préservation des tissus musculaires. Cependant la science a démontré que son intérêt ne s’arrêtait pas là et que son action touchait aussi le système digestif :

  • elle stimule le potentiel immunitaire de la paroi intestinale (l’activité des lymphocytes est stimulée par cet acide aminé),
  • elle renforce l’intégrité de la paroi au niveau des jonctions serrées (qui maintiennent l’intégrité de la muqueuse intestinale),
  • elle stimule la synthèse des mucines (protéine composant la plupart des mucus qui protègent les muqueuses),
  • elle constitue un substrat énergétique pour les entérocytes (les cellules de l’intestin qui vont la préférer au glucose).

La glutamine est l’acide aminé le plus abondant de l’organisme, tout particulièrement présent dans les muscles et le plasma (autour de 20%).

Il n’est pas essentiel car le corps est en capacité de le synthétiser à partir de l’α-cetoglutarate, via le glutamate déshydrogénase et la glutamine synthétase, ce processus étant possible grâce à l’alimentation qui en est une excellente source (le poisson, le fromage blanc, la spiruline, le chou chinois, l’asperge, les œufs, le lait et la dinde en sont particulièrement riches). Par contre, il est intéressant de constater que la glutamine peut temporairement devenir un acide aminé essentiel, dans des contextes particuliers comme un surentraînement, un stress traumatique (opération chirurgicale, accident grave…), un cancer, une infection ou une inflammation (soit lors d’une prolifération cellulaire), car elle sert de carburant cellulaire à tous les tissus et est alors utilisée en grande quantité. Alors, l’apport alimentaire, déjà important (une alimentation normale fournit entre 5g et 10g par jour), ne suffit plus.

Pour compléter la glutamine endogène, de nombreux laboratoires proposent de la Glutamine de très bonne qualité, sous différentes formes : en poudre, en comprimés ou en gélules (il faut d’ailleurs savoir que la L-glutamine n’est pas soluble, la poudre n’est donc pas très intéressante). Les effets seront perceptibles dès 3g. et en l’absence d’effets indésirables ou de contre-indication, une dose plus importante (5 à 10g permettant de doubler l’apport alimentaire) est souvent possible. Il faudra seulement être prudent lors d’une grossesse, de l’allaitement, d’insuffisance rénale ou hépatique, de troubles mentaux, ou de sensibilité au glutamate monosodique et se référer à son médecin avant toute prise.

La glutamine semble très prometteuse et a encore beaucoup à prouver. Multiplier les recherches à son sujet permettrait d’aller plus loin et de la potentialiser au maximum. Ce qu’on en sait actuellement en fait déjà un outil précieux pour agir face à l’hyperperméabilité intestinale, un problème dont les conséquences inflammatoires, allergiques et métaboliques ont largement été démontrées.

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L’origine des radicaux libres https://drludovicrondini.bebooda.fr/lorigine-radicaux-libres/ https://drludovicrondini.bebooda.fr/lorigine-radicaux-libres/#respond Tue, 23 Jan 2018 16:48:30 +0000 http://drludovicrondini.mybebooda.fr/lorigine-radicaux-libres/ Si le dioxygène de l’air est un élément indispensable à la respiration des organismes dits aérobie dont l’Homme fait partie, c’est une molécule très pro-oxydante qui conduit à la production de dérivés  très nocifs : les Espèces Réactives de l’Oxygène (ERO). Plusieurs mécanismes peuvent former ces espèces : la peroxydation lipidique, l’activité du système immunitaire… Mais la […]

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Si le dioxygène de l’air est un élément indispensable à la respiration des organismes dits aérobie dont l’Homme fait partie, c’est une molécule très pro-oxydante qui conduit à la production de dérivés  très nocifs : les Espèces Réactives de l’Oxygène (ERO). Plusieurs mécanismes peuvent former ces espèces : la peroxydation lipidique, l’activité du système immunitaire… Mais la principale cause de formation reste la respiration cellulaire, la  chaîne de réactions qui a pour but de produire de l’énergie à partir du  glucose et des acides gras. Si la production des ERO par la cellule est un processus physiologique normal, un excès lié à un dépassement des systèmes de protection (on parle alors de « stress oxydatif ») conduit à l’attaque sans distinction de tous les composants de la cellule tels que l’ADN, les protéines ou encore les acides gras qui composent sa membrane.

Les EOR peuvent également être convertis en radicaux libres. Ces derniers sont des atomes ou des molécules qui possèdent un électron libre sur la dernière couche de valence. Cet électron non-apparié est particulièrement instable et réactif avec les molécules qui l’entourent : en effet, il n’aura de cesse de capter ou de céder son électron « célibataire » à une autre molécule, ce qui crée une réaction en chaîne conduisant généralement facilement au stress oxydatif. D’ailleurs, plus il est réactif et plus la durée de vie du radical libre est courte, de quelques microsecondes  à quelques millisecondes ; il est alors difficile d’endiguer la propagation de cette réaction en chaine, d’assurer la protection des cellules et d’éviter l’agression des molécules environnantes.

En revanche, quand leur production est maitrisée et que les systèmes enzymatiques et antioxydants de défenses ne sont pas dépassés, les radicaux libres sont très utiles et possèdent  plusieurs fonctions physiologiques :

–  ils sont utilisés par le système immunitaire pour attaquer virus, bactéries et cellules anormales,

– ils sont médiateurs de la vasodilatation,

– après un effort physique, ils forcent la cellule à s’adapter à la contrainte énergétique et conduisent à la multiplication des mitochondries (organites chargés de produire de l’énergie).

Cependant, en parallèle, de nombreux facteurs en augmenteront la quantité, rendant le phénomène nuisible à l’être humain. Pour n’en citer que quelques-uns, il y a le tabagisme, le stress, l’apport alimentaire excessif, la consommation d’alcool, l’exposition solaire, les pesticides, l’inflammation, les médicaments et les additifs alimentaires.

Alors, ils participent à l’installation de l’arthrite, les taches sur la peau, le cancer, l’asthme, la cataracte, les maladies cardiaques, les troubles articulaires, les maladies dégénératives (Alzheimer, sclérose en plaque), les troubles articulaires et l’athérosclérose.

Une alimentation « antioxydante » de type crétoise ou méditerranéenne et la limitation de l’exposition à ces facteurs aggravants seront alors nos meilleurs alliés pour en diminuer les effets et la toxicité.

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La glycation : quand nos cellules caramélisent https://drludovicrondini.bebooda.fr/glycation-nos-cellules-caramelisent/ https://drludovicrondini.bebooda.fr/glycation-nos-cellules-caramelisent/#respond Tue, 23 Jan 2018 13:05:42 +0000 http://drludovicrondini.mybebooda.fr/glycation-nos-cellules-caramelisent/ Connaissez-vous les molécules de Maillard ? Présentes en grande quantité dans notre alimentation moderne et occidentale, elles apparaissent lorsqu’une protéine et un glucide se lient ensemble, le plus souvent lors d’une cuisson à haute température (plus de 110°C). Voici quelques éléments qui vous familiariseront avec ce concept. Cette transformation, qui s’opère dans l’aliment, crée un complexe […]

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Connaissez-vous les molécules de Maillard ? Présentes en grande quantité dans notre alimentation moderne et occidentale, elles apparaissent lorsqu’une protéine et un glucide se lient ensemble, le plus souvent lors d’une cuisson à haute température (plus de 110°C). Voici quelques éléments qui vous familiariseront avec ce concept.

Cette transformation, qui s’opère dans l’aliment, crée un complexe glucide-protéine qui se polymérise (création d’une grosse molécule complexe à partir de plusieurs plus petites). On pourrait la comparer à une caramélisation qui impliquerait une protéine, et qui va engendrer une odeur « grillée », une couleur « dorée » et un goût appétissant aux préparations. C’est un procédé précieux pour les industries agro-alimentaires et on trouvera le résultat de cette réaction chez le boulanger (la croute du pain), la rôtisserie (la peau dorée du poulet), le torréfacteur (pour le café et le cacao), le traiteur ou encore dans nos cuisines quand nous dorons, grillons, caramélisons nos aliments. Si elles régalent nos papilles, certaines sont des molécules dont il ne faut pas négliger la cancérogénicité et l’activité inflammatoire et pro-oxydante. On les caractérise de molécules non-biodégradables ou anti-nutritionnelles car le corps est mal équipé pour les gérer et va avoir de grandes difficultés à s’en débarrasser. Dans l’organisme, elles peuvent donc s’accumuler facilement.

Cette transformation peut également se produire naturellement dans le corps : on parle alors de glycation des protéines. Elle sera particulièrement accentuée quand notre alimentation est trop riche en glucides à forte charge glycémique (« sucres rapides »), ou chez la personne diabétique. Les sucres vont alors se complexer avec les protéines présentent dans le sang (hémoglobine) ou à la surface des cellules et engendrer un vieillissement prématuré, une perturbation du système immunitaire et des processus dégénératifs médiés par la production de radicaux et l’inflammation. Tout ceci bien sûr accélère l’installation de pathologies telles que l’obésité, le diabète non-insulinodépendant, certains cancers (sein, côlon), les maladies cardio-vasculaires ou rénales et la démence sénile.

Si un tel tableau peut inquiéter, sachez que l’on peut simplement se prémunir des molécules de Maillard. Voici quelques conseils :

  • Eviter la friture, la grillade et la cuisson au micro-onde,
  • Manger  des  aliments  crus  ou  cuits  à  moins  de  110°C,
  • Privilégier la cuisson douce,
  • Eviter les plats cuisinés industriels,
  • Limiter  les  laits  animaux  et  leurs  dérivés,
  • Consommer  des  huiles  première  pression  à  froid (surtout olive et colza),
  • Consommer  des  ferments  lactiques, des vitamines  et des minéraux,
  • Privilégier les céréales complètes et riches en fibres.

 

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COMMENT VIVRE VIEUX, EN BONNE SANTE ET HEUREUX ? https://drludovicrondini.bebooda.fr/vivre-vieux-bonne-sante-heureux/ https://drludovicrondini.bebooda.fr/vivre-vieux-bonne-sante-heureux/#respond Tue, 23 Jan 2018 08:44:37 +0000 http://drludovicrondini.mybebooda.fr/vivre-vieux-bonne-sante-heureux/ Les dernières années ont mis l’intestin sous le feu des projecteurs de notre santé physique et psychique. Les recherches continuent et se multiplient pour révéler le véritable potentiel de cet organe et les liens entre intestin et cerveau, intestin et immunité, intestin et système cardiovasculaire… Deux articles récemment publiés, l’un dans Frontiers in Immunology, l’autre […]

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Les dernières années ont mis l’intestin sous le feu des projecteurs de notre santé physique et psychique. Les recherches continuent et se multiplient pour révéler le véritable potentiel de cet organe et les liens entre intestin et cerveau, intestin et immunité, intestin et système cardiovasculaire… Deux articles récemment publiés, l’un dans Frontiers in Immunology, l’autre dans Microbiome, confirment l’intérêt de l’attention qui lui est porté.

La première étude fait le lien entre l’inflammation de bas grade liée à l’âge et le microbiote intestinal (autrefois appelé « flrore intestinale »). Menée par le docteur Floris Fransen au centre médical de l’université de Groningen, il cherchait à savoir si la restauration ou l’entretien du microbiote pouvait permettre une baisse de l’inflammation et donc un vieillissement optimal. Ses résultats montrent que l’état du microbiote va véritablement impacter le vieillissement de chacun.

Durant cette recherche, il a transféré des bactéries intestinales de souris âgées dans l’intestin de jeunes souris saines et dépourvues de microbiote pour réaliser une comparaison avec des souris possédant le microbiote de souris plus âgées.  Les analyses effectuées sur ces dernières montrent une nette augmentation de l’inflammation de bas-grade (l’inflammation non symptomatique). L’augmentation de ce terrain inflammatoire est un phénomène bien connu. Cependant, la démonstration aussi claire de l’implication du microbiote dans cette dérive inflammatoire est véritablement nouvelle surtout quand on sait que cette inflammation est un facteur de risque de nombreuses maladies chroniques telles que l’augmentation de la glycation cellulaire, du risque de démence, d’accidents vasculaires cérébraux, de cancer, de maladies cardiovasculaires….

Plus que jamais, le maintien de l’équilibre du microbiote est primordial afin de lutter contre les  effets du temps. Or, quand on vieillit, les habitudes de vies ont tendance à changer, entrainant de facto une évolution dans la composition du microbiote : modification des habitudes alimentaires avec une moindre diversité et une moindre consommation de fibres, diminution des capacités digestives (lactose, protéines…), augmentation de la consommation de produits sucrés…

De nombreux probiotiques existent actuellement pour corriger les dysbioses (déséquilibre du microbiote intestinal), à quand les probiotiques pour réduire le vieillissement et les effets temps ?

 

 

La seconde étude fait le lien entre les bactéries intestinales et les micro-ARN, nucléotides à séquences courtes fondamentales à l’expression des gènes et au bon fonctionnement du système nerveux central. Il semblerait que les microbes présents dans les intestins affectent les micro-ARN que l’on trouve dans l’amygdale et le cortex préfrontal, deux zones cérébrales très impliquées dans les émotions, surtout l’anxiété et la dépression.

Ces molécules, lorsqu’elles sont dérégulées dans le cerveau, sont liées aux comportements anxieux et contribueraient à certains troubles psychiatriques, aux maladies neurodégénératives et à un développement neurologique anormal. Cependant, ces zones cérébrales et les micro-ARN qui y sont présents sont difficilement modulables, la recherche bute sur des obstacles tels que la barrière hémato-encéphalique, la stabilité des traitements potentiels, le choix de cibles… L’étude en question ici, menée par le docteur Clarke au collège universitaire de Cork, propose de cibler justement le microbiote pour agir sur les nucléotides et ainsi traiter les maladies psychiatriques et les troubles de l’humeur. Elle a été réalisée sur des souris et des rats ayant différents états de flore intestinale et il a été constaté que, même si les mécanismes en jeu restent méconnus, un microbiote sain est nécessaire au bon fonctionnement de l’amygdale et le cortex préfrontal et donc à l’équilibre émotionnel.

 

“Aged Gut Microbiota Contributes to Systemical Inflammaging after Transfer to Germ-Free Mice” by Floris Fransen, Adriaan A. van Beek, Theo Borghuis, Sahar El Aidy, Floor Hugenholtz, Christa van der Gaast – de Jongh, Huub F. J. Savelkoul, Marien I. De Jonge, Mark V. Boekschoten, Hauke Smidt, Marijke M. Faas, and Paul de Vos in Frontiers in Immunology. Published online November 2 2017.

“Microbial regulation of microRNA expression in the amygdala and prefrontal cortex” by Alan E. Hoban, Roman M. Stilling, Gerard M. Moloney, Rachel D. Moloney, Fergus Shanahan, Timothy G. Dinan, John F. Cryan and Gerard Clarke in Microbiome. Published online August 25 2017.

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UNE NOUVELLE PISTE POUR LES MIGRAINES https://drludovicrondini.bebooda.fr/nouvelle-piste-migraines/ https://drludovicrondini.bebooda.fr/nouvelle-piste-migraines/#respond Tue, 23 Jan 2018 08:32:24 +0000 http://drludovicrondini.mybebooda.fr/nouvelle-piste-migraines/ Les migraines concernent environ 14% de la population mondiale. Aux Etats-Unis, c’est annuellement une perte de productivité de 36 milliards de dollars et 113 millions de jours de travail perdus. En France, ça concerne 6 à 7 millions de personnes et représente 18 millions de jours d’arrêt de travail. Au-delà des chiffres, c’est un problème […]

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Les migraines concernent environ 14% de la population mondiale. Aux Etats-Unis, c’est annuellement une perte de productivité de 36 milliards de dollars et 113 millions de jours de travail perdus. En France, ça concerne 6 à 7 millions de personnes et représente 18 millions de jours d’arrêt de travail. Au-delà des chiffres, c’est un problème qui nuit à la qualité de vie et sa récurrence, dont les éléments déclencheurs sont souvent incompris, engendre inquiétude et sentiment d’impuissance. Jonathan Borkum, docteur à l’université de Maine, approfondit les précédentes recherches qui faisaient déjà le lien entre les migraines et le stress oxydatif.

Si les individus souffrant de crises de migraine ont un haut niveau de stress oxydatif, il remarque que les migraines n’en sont pas le déclencheur mais constituent plutôt un mécanisme de protection et de réparation du cerveau. Au cours d’un épisode  migraineux, on observe en effet une sécrétion de facteurs de croissance, une augmentation de la production d’antioxydants, une diminution de la consommation énergétique par le cerveau (réduisant le stress oxydatif induit par la respiration), l’activation de la microglie et d’autres processus qui permettent que le cerveau maintienne ses fonctions et le système neuronal.

Les migraines ne provoqueraient donc pas une hausse de l’oxydation (à l’inverse de ses déclencheurs comme le stress, les troubles du sommeil, la pollution, une mauvaise nutrition…) mais au contraire protègerait le cerveau du stress oxydatif.

Dr. Borkum propose aussi de percevoir les attaques de migraine non pas comme une pathologie à part entière mais plutôt comme un symptôme reflétant les défenses métaboliques mises en place (un autre exemple serait la fièvre, ou la toux) et appelle à mieux comprendre ce qu’il se passe derrière chaque attaque et son lien avec le stress oxydatif.

Le croisement entre les dernières recherches et les actuelles réflexions offre une nouvelle piste pour prévenir et traiter les migraines. Si la piste du Dr. Borkum se confirme, il est bon de savoir qu’il existe de nombreuses solutions pour faire face au stress oxydatif : soutenir l’activité de certaines enzymes (catalase, glutathion peroxydase, superoxyde dismutases… qui fonctionnent avec du sélénium, du manganèse ou encore du zinc), les antioxydants (vitamines C et E, caroténoïdes, Coenzyme Q10, catéchines,  acide alpha-lipoïque…), les chélateurs et les séquestrants (transferrine, ferritine, polyphénols …). Bien heureusement, elles sont présentes dans notre alimentation (principalement dans les végétaux, mais aussi dans certains produits céréaliers) et il est de plus possible de trouver des compléments de très bonne qualité qui seront en mesure de faire face à des carences ou de baisser le taux d’oxydation plus vite.

Cependant, l’oxydation est un mécanisme subtil et maintenir l’homéostasie au sein de l’organisme s’apprend. Elle est nécessaire au bon fonctionnement de l’être humain, il est donc intéressant de sérieusement connaître son fonctionnement et son rôle pour pouvoir définir à quel moment elle devient pathologique et agir de manière appropriée.

 

“The Migraine Attack as a Homeostatic, Neuroprotective Response to Brain Oxidative Stress: Preliminary Evidence for a Theory” by Jonathan M. Borkum, PhD in Headache. Published online October 16 2017 doi:10.1111/head.13214

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